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Neurologie
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Jeudi, 26 Novembre 2009 13:29 |
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Les troubles du sommeil (somnolence due à diverses causes, narcolepsie…) affectent 37 % de la population française. Pour améliorer leur prise en charge, il est nécessaire de parfaire notre compréhension des mécanismes physiopathologiques de l’éveil. Par une approche de physiologie intégrée réalisée chez des souris invalidées, une équipe dirigée par Jian-Sheng Lin (unité Inserm 628, université Claude-Bernard, Lyon) vient de déterminer le rôle des neurones à histamine et à orexines dans l’éveil et dans la pathogenèse des troubles du sommeil. Situés côte-à-côte dans l’hypothalamus postérieur des mammifères, ces deux groupes de neurones contribuent au maintien de l’éveil par des mécanismes distincts, complémentaires et synergiques. Leur défaillance serait impliquée dans la narcolepsie, une maladie neurologique caractérisée par une somnolence excessive, une entrée directe en sommeil paradoxal à partir de l’éveil et une cataplexie (chute brutale du tonus musculaire pendant l’éveil). L’histamine jouerait un rôle important dans les aspects qualitatifs/cognitifs de l’éveil, dans l’activation de l’électroencéphalogramme cortical et dans le maintien d’une vigilance nécessaire à la réalisation de tâches comportementales ou cognitives. Son déficit serait responsable de la somnolence excessive, rencontrée dans la narcolepsie mais aussi dans d’autres troubles de l’éveil. En revanche, les orexines sont plus impliquées dans les aspects comportementaux de l’éveil, et contribuent à son maintien par une accentuation locomotrice. Un déficit en orexines serait la principale cause de l’accès direct en sommeil paradoxal et de la cataplexie, les deux syndromes caractéristiques de la narcolepsie.
Anaclet C, et al. J Neurosci 2009 ; 29 : 14423-38
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Mise à jour le Vendredi, 04 Décembre 2009 16:07 |
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Reproduction
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Jeudi, 05 Novembre 2009 17:31 |
Le mécanisme du déclenchement de la spermatogenèse chez l’homme reste mal compris. A la puberté, l’activation de la sécrétion d’hormone lutéinisante (LH) hypohysaire entraîne la maturation des cellules de Leydig testiculaires, qui produisent de fortes concentrations de testostérone indispensables au déclenchement de la spermatogenèse, en conjonction avec l’hormone folliculostimulante (FSH). Les hommes ayant une LH non fonctionnelle ont une spermatogenèse effondrée. Leur infertilité persiste même après un traitement substitutif prolongé par de très fortes doses d’hormone à l’âge adulte, comme si on avait laissé passer une « fenêtre de susceptibilité » essentielle au cours de leur vie. Or il existe durant la première année de vie une sécrétion transitoire de LH et de FSH, avec activation transitoire du testicule. Cet événement, appelé « minipuberté », n’a pas été relié jusqu’à présent au futur de la fertilité masculine. Micheline Misrahi (unité Inserm 854, Hôpital Bicêtre, Université Paris Sud 11) et Philippe Touraine (Service d’endocrinologie et médecine de la reproduction, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris VI) viennent de rapporter le maintien d’une spermatogenèse normale chez un patient porteur d’un déficit génétique partiel en LH avec taux sanguin de testostérone effondré. Une activité minimale de la LH a été démontrée in vitro. La maturation de très rares cellules de Leydig possédant l’équipement enzymatique nécessaire à la production de testostérone intratesticulaire a été montrée. La quantité d'hormone produite, 20 fois inférieure à la normale, semble suffisante pour assurer une spermatogenèse normale. Cela est remarquable dans le contexte de l’inquiétude sur la baisse possible de la fertilité masculine dans l’avenir. Cette observation pourrait par ailleurs ouvrir d’importantes perspectives dans la prise en charge des infertilités masculines, ainsi que dans le développement de contraceptions masculines efficaces.
Achard C, et al. N Engl J Med 2009 ; 361 : 1856-63 |
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Mise à jour le Jeudi, 26 Novembre 2009 14:15 |
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Organes des sens
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Vendredi, 06 Novembre 2009 13:57 |
Plusieurs formes de cécité nocturne ont été décrites, en fonction du mode de transmission génétique qui peut être lié au chromosome X, autosomal dominant ou récessif. Il s’agit d’une maladie rare stationnaire qui associe à des degrés divers myopie, strabisme et nystagmus, en plus d’une cécité dans des conditions de faible éclairement. Le cheval Appaloosa est connu pour souffrir de cécité nocturne, et des chercheurs ont déjà montré que l’expression du gène TRPM1 est diminuée chez les animaux atteints. Isabelle Audo et Christina Zeitz (équipe de Shomi Bhattacharya, Institut de la vision, unité Inserm 968, Paris) se sont penchées sur l’étude de ce gène chez des patients atteints de cécité congénitale stationnaire complète, à transmission autosomale récessive. Elles ont mis en évidence la présence de mutations du gène au sein de 10 familles atteintes, montrant que TRPM1 est un gène majeur pour une perception nocturne normale. Il s’agit d’un canal ionique, exprimé dans les cellules bipolaires de la rétine, qui est activé par la lumière. Cette découverte devrait permettre de mieux comprendre les facteurs impliqués dans la vision nocturne et d’ouvrir la voie à l’élaboration de nouveaux traitements.
Audo I, et al. Am J Hum Genet 2009 ; 5 novembre 2009 ; doi:10.1016/j.ajhg.2009.10.013
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Mise à jour le Jeudi, 26 Novembre 2009 13:40 |
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Organes des sens
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Vendredi, 23 Octobre 2009 10:37 |
La dystrophine-71 (Dp71) est la plus petite des protéines produites par le gène de la dystrophie musculaire de Duchenne. De récents travaux ont souligné son importance dans le système nerveux central et certains organes sensoriels tels que les yeux. Une équipe menée par Alvaro Rendon (Institut de la vision, unité Inserm 968, dirigée par José-Alain Sahel) vient de montrer que des souris génétiquement invalidées pour la Dp71 présentent des perturbations de la régulation osmotique et une rupture de la barrière hématorétinienne très importantes. Ce type d’atteintes est responsable d’œdèmes de la rétine et de baisses d’acuité visuelle sévères dans de nombreuses pathologies vasculaires rétiniennes humaines, dont la rétinopathie diabétique. Les chercheurs ont également montré, dans un modèle murin de décollement de la rétine, que l'apparition de ce décollement chez des souris au préalable normales réduisait de manière très importante l’expression de la Dp71, cette réduction induisant à son tour des altérations rétiniennes similaires à celles observées chez les souris invalidées pour la Dp71. Cette découverte prouve que la disparition d’une protéine du cytosquelette cellulaire, de localisation sous-membranaire, peut être responsable d’une complication commune à de nombreuses pathologies rétiniennes et une des principales causes de cécité, et ouvre de nouvelles perspectives pour le traitement de ces atteintes cécitantes. Sene A, et al. PloS One 2009 ; 4(10) |
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Mise à jour le Vendredi, 06 Novembre 2009 14:08 |
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