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Huit nouvelles régions génomiques liées à la pression artérielle |
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Un consortium de 164 scientifiques (dont notamment Pierre Méneton, unité Inserm 872, Paris), répartis dans 93 centres en Europe et aux États-Unis, vient d’identifier huit variations génétiques fréquentes ayant une influence sur la pression artérielle en population générale. Les scientifiques ont scanné l'ensemble du génome humain, à la recherche de variations pouvant affecter la pression artérielle. L’analyse de 2,5 millions de variants génétiques parmi 34 433 personnes d'origine européenne a permis l’identification de huit régions génomiques liées à une pression un peu plus élevée ou légèrement inférieure à la moyenne. Pour confirmer ces résultats, les mêmes variants génétiques ont été analysés chez 90 000 individus caucasiens européens et 12 000 personnes d'ascendance asiatique. Bien que l'effet sur la pression artérielle de chacun de ces variants soit modeste (1 à 0,5 mm Hg), les chercheurs ont découvert que, en combinaison, ils pouvaient accentuer le risque d'accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque. Les résultats de l’étude devraient permettre de mieux comprendre les causes sous-jacentes de l'hypertension artérielle.
Newton-Cheh C, et al. Nat Genet 2009 ; 41 : 666-76
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Le nébivolol, premier β-bloquant à activité agoniste β3-adrénergique dans le cœur humain |
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De nombreuses études cliniques ont montré l’intérêt des β-bloquants dans le traitement de l’insuffisance cardiaque. Actuellement, quatre β-bloquants sont disponibles en France pour cette affection, dont deux à effet vasodilatateur. Cependant, leurs cibles cellulaires sont encore mal identifiées. Dans le cœur humain, il existe trois sous-types de récepteurs β-adrénergiques (β-AR), β1 et β2, dont la stimulation augmente la contractilité cardiaque, et β3, qui la diminue, comme précédemment décrit par l’équipe de Chantal Gauthier (unité Inserm 915, Nantes). Grâce à la technique développée pour étudier la contractilité de biopsies endomyocardiques humaines obtenues de patients ayant subi une transplantation cardiaque, cette même équipe a évalué les effets d’un β-bloquant vasodilatateur, le nébivolol, sur le récepteur β3-AR cardiaque. Le nébivolol entraîne une diminution de la contractilité des biopsies endomyocardiques humaines liée à l’activation des récepteurs ß3-AR, et impliquant la voie du monoxyde d’azote (NO). C’est la première fois qu’un effet agoniste β3-AR dans le cœur humain est rapporté pour un β-bloquant. En stimulant les récepteurs β3-AR, le nébivolol pourrait, in vivo, limiter la systole et améliorer la fonction diastolique par activation de la voie du NO. Rozec B, et al. J Am Coll Cardiol 2009 ; 53 : 1532-8
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L’activation du système minéralocorticoïde responsable de mort subite? |
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Une régulation défectueuse du calcium (Ca2+) intracellulaire contribue à la défaillance cardiaque en affaiblissant la fonction de pompe du cœur, mais aussi en perturbant son rythme normal, pouvant conduire à la mort subite. Les recherches sur les mécanismes de ces arythmies fatales se sont le plus souvent attachées à définir les défauts de l’homéostasie Ca2+, plutôt que d’en étudier les causes. En combinant des approches ex vivo et in vivo et des méthodes d’imagerie, d’électrophysiologie et de biologie moléculaire, une équipe dirigée par Jean-Pierre Bénitah (unité Inserm 637, Monpellier) vient de mettre en évidence le rôle clé du système minéralocorticoïde cardiaque dans ces défauts de la régulation calcique. L’activation du système minéralocorticoïde altère l’activité des canaux de libération du Ca2+ du réticulum sarcoplasmique, les récepteurs de la ryanodine. La fuite de Ca2+ diastolique qui en résulte est associée à une diminution de l’expression de protéines modulatrices (FKBP12/12.6), un phénomène commun à la mort subite et à la défaillance cardiaque. L’activation du système minéralocorticoïde cardiaque serait donc l’un des mécanismes moléculaires primordiaux de la genèse des arythmies au cours de la défaillance cardiaque, d’où l’intérêt potentiel des antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes pour lutter comme antiarythmiques. Gomez AM, et al. Circulation 2009 ; 119 : 2179-87
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La cyclosporine A limite l’infarctus de reperfusion |
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Le premier traitement de l’infarctus du myocarde est la réouverture, ou reperfusion, de l’artère coronaire occluse, par angioplastie ou thrombolyse. La taille de l’infarctus du myocarde est un facteur déterminant le pronostic. Toutefois, de récents travaux suggèrent que la destruction tissulaire ne se produit pas uniquement lors de la période d’ischémie, mais également dans les premières minutes de la reperfusion. Cet infarctus de reperfusion semble en grande partie dû à l’ouverture d’un canal, le pore de transition de perméabilité, situé dans la membrane interne des mitochondries. Or la cyclosporine A, indépendamment de sa classique action immunosuppressive, est un inhibiteur puissant de l’ouverture de ce canal. Dans une étude « preuve de concept » multicentrique, randomisée et contrôlée, une équipe dirigée par Michel Ovize (unité Inserm 886, Lyon) a montré que la cyclosporine A, lorsqu’elle est administrée juste avant la reperfusion par angioplastie coronaire, réduit la taille de l’infarctus de 30 %, environ, lorsqu’elle est évaluée par cinétique des enzymes cardiaques et IRM. Ces résutats ont motivé les chercheurs à mettre en place une étude multicentrique internationale, afin de déterminer si cet effet positif se traduit par une amélioration du pronostic des patients atteints d’infarctus aigu du myocarde.
Piot C, et al. N Engl J Med 2008, 359 : 473-81 |
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