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Polyploïdie cellulaire : un nouveau rôle pour l’insuline dans le tissu hépatique |
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La polyploïdie, c’est-à-dire le fait, pour une cellule, de contenir plus de deux copies de chaque chromosome, est un phénomène largement répandu chez les eucaryotes (étapes programmées du développement, réponse à un stress ou lors d’un état prétumoral). La polyploïdie est une caractéristique importante de la croissance et du développement du tissu hépatique. Une équipe dirigée par Chantal Desdouets (Inserm U567, Institut Cochin, Paris) vient de démontrer que l’insuline conditionne directement la genèse d’hépatocytes tétraploïdes chez les rongeurs. Cette étude révèle qu’une diminution du taux d’insuline circulante conduit à une réduction drastique du nombre d’hépatocytes tétraploïdes produits. A l’inverse, l’augmentation du taux d’insuline induit de manière significative la genèse d’hépatocytes tétraploïdes. Enfin, des modulations directes de l’activité de la voie PI3K/Akt sont suffisantes pour réguler la tétraploïdie hépatocytaire. La résistance à l’insuline, par exemple chez des sujets présentant un diabète de type II ou une obésité, est associée à différentes pathologies hépatiques. Des études futures détermineront si des modifications du profil de ploïdie accompagnent ou participent au développement de ce type de pathologies. Celton-Morizur S, et al. J Clin Invest 2009 ; 119 : 1880-7 |
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Diabète de type 1 : succès de la thérapie cellulaire sur le long terme |
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Cinq ans après la réussite d’une greffe de cellules pancréatiques chez un patient diabétique insulinodépendant, les chercheurs de l’unité Inserm 859 « Thérapie cellulaire du diabète », dirigée par le Professeur François Pattou, viennent d’annoncer le premier succès de ce type de greffe sur une longue période. En effet, 11 de leurs patients présentent des greffons fonctionnels même plusieurs années après la greffe, ce qui conforte la thérapie cellulaire dans sa position d’alternative sérieuse à l’insulinothérapie pour les cas graves de diabète de type 1. |
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Le diabète s’offre un Institut de génomique européen |
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L’Institut européen de génomique du diabète, qui a pour petit nom EGID (European Genomic Insitute for Diabetes), a été officiellement lancé à Lille lundi 25 mai 2009. Il regroupera en son sein des équipes de recherche de l’Inserm, du CNRS, de l’Université de Lille 2 « droit et santé », du CHRU de Lille, et de l’Institut Pasteur de Lille.
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CXCL5, une cible pour le développement de nouveaux antidiabétiques ? |
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L’inflammation chronique du tissu adipeux est une étape cruciale dans le développement de la résistance à l’insuline et du diabète de type II (non insulinodépendant) associé à l’obésité. Le facteur faisant le lien entre le tissu adipeux et la résistance à l’insuline n’était toutefois pas clairement identifié. Une étude dirigée par Lluis Fajas (unité Inserm 896, Montpellier) vient de montrer que la concentration en chimiokine CXCL5 (chemokine CXC ligand 5) sérique est positivement corrélée avec l’obésité ainsi qu’avec le statut d’insulinorésistance des patients obèses. CXCL5 bloque le transport de glucose et la phosphorylation d’Akt en réponse à l’insuline par l’activation de la voie Jak2-STAT5-SOCS2, qui va ainsi bloquer la signalisation liée à l'insuline. Chez les souris obèses, l’inhibition de l’action de CXCL5 par des antagonistes de son récepteur (CXCR2) ou par des anticorps neutralisants améliore la sensibilité à l’insuline. Enfin, les souris invalidées pour le gène CXCR2 sont plus sensibles à l’insuline. Dans l’ensemble, ces résultats apportent une preuve du rôle crucial de CXCL5 dans le développement de la résistance à l’insuline, et font de ce facteur une cible privilégiée pour un nouveau traitement du diabète.
Chavey C, et al. Cell Metab 2009, 9 : 339-49
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Un nouveau rôle pour le stress oxydant dans le diabète de type 2 |
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L’insulinorésistance musculaire associée au diabète de type 2 a une origine complexe, dans laquelle des perturbations du métabolisme lipidique (diminution de l’oxydation des acides gras et accumulation de lipides intramusculaires) joueraient un rôle. Les mitochondries sont le siège de l’oxydation des lipides. Une équipe dirigée par Jennifer Rieusset (unité Inserm 870, Lyon) a étudié le rôle du dysfonctionnement mitochondrial, induit chez l’animal soumis à un régime riche en lipides, dans les altérations du métabolisme lipidique observées au cours du développement de l’insulinorésistance et de la progression vers le diabète de type 2. Il semble que les altérations mitochondriales ne précèdent pas le développement de l’insulinorésistance, mais soient une conséquence d’un stress oxydant associé à l’hyperglycémie et à l’hyperlipidémie des animaux diabétiques. Une stratégie anti-oxydante pourrait donc constituer un traitement complémentaire des thérapies conventionnelles, dont l’objectif serait de normaliser les concentrations circulantes de glucose et de lipides, afin d’améliorer les capacités oxydatives du muscle squelettique et de limiter les phénomènes de lipotoxicité.
Bonnard C, et al. J Clin Invest 2008, 118 : 789-800 |
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