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Les neurosciences au service de la recherche sur le suicide |
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Chaque année en France, ce sont plus de 10 000 personnes qui mettent fin à leurs jours. Ainsi, le suicide est la première cause de mortalité entre 15 et 44 ans. Si la dépression est un facteur de risque majeur, toutes les personnes dépressives ne se suicident pas, loin de là. Les neurosciences, dont la neurobiologie notamment, au moyen de la génétique et de la neuro-imagerie plus récemment, ont permis d’identifier des anomalies qui apportent des éléments pour mieux comprendre la vulnérabilité suicidaire. Le but de tous ces travaux de recherche étant in fine d’apporter au patient une meilleure prise en charge, insuffisamment adaptée à l’heure actuelle. |
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A la recherche de l'écriture |
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Jean-François Demonet, chef d'équipe au sein de l'unité Inserm 825 « Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques » à Toulouse, nous présente les travaux de son équipe sur les dysfonctionnements du cerveau humain, notamment ceux qui touchent notre capacité à écrire (dysgraphie, dysorthographie). Récemment, ces chercheurs ont découvert une région du cerveau, située dans la partie supérieure du cortex frontal gauche, essentielle à la production orthographique. Ces travaux vont permettre de mieux comprendre les troubles de l'écriture et, peut-être, de trouver un moyen pour pallier ce type de déficit. |
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Rôle du neuropeptide PDF dans le controle de la diurnalité chez la drosophile |
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Comme de nombreuses espèces animales, les drosophiles ont des rythmes veille-sommeil avec deux périodes d'activité, qui anticipent le lever et le coucher du soleil. L'activité vespérale est la plus intense en fin d'après-midi et confère aux mouches un caractère majoritairement diurne, qui s'adapte aux variations saisonnières de la durée du jour. Les rythmes comportementaux sont contrôlés par un oscillateur circadien situé dans le cerveau. Ils reposent sur un réseau de neurones d'horloge dans lesquels une boucle de régulation moléculaire produit des oscillations de la protéine Period. Ces neurones sont organisés en différents groupes dont certains produisent l'activité du matin, d'autres celle du soir. Par ailleurs, les neurones du matin sécrètent un neuropeptide, le pigment-dispersing factor (PDF), indispensable au bon fonctionnement du réseau circadien, mais dont le rôle précis est mal connu. L'horloge circadienne se synchronise sur les cycles jour-nuit par l'intermédiaire du système visuel et d'une molécule photoréceptrice présente dans les neurones d'horloge, le cryptochrome. Une étude dirigée par François Rouyer (directeur de recherche Inserm, Institut de neurobiologie Alfred-Fessart, CNRS, Gif/Yvette) vient de montrer que que les oscillateurs du matin et du soir utilisent ces deux voies pour leur synchronisation. En produisant des mouches dépourvues du cryptochrome et du PDF, une fonction inattendue de ce neuropeptide dans le contrôle de la diurnalité a été dévoilée. Les mouches doublement mutantes perdent leur activité vespérale, donc leur caractère diurne, et l'analyse moléculaire de l'horloge indique une inversion de la phase des oscillations de la protéine Period dans les neurones du soir. Ces résultats montrent que le neuropeptide PDF contrôle les informations lumineuses en provenance du système visuel pour définir la phase de l'oscillateur du soir, et par conséquent l'activité diurne des drosophiles. Il pourrait ainsi contribuer à l'adaptation de cette activité aux changements saisonniers de la lumière du jour. Plus généralement, la modulation de phase de certains oscillateurs circadiens par un neuropeptide pourrait contribuer à l'importante plasticité de la diurnalité observée chez nombre d'espèces animales, y compris mammifères.
Cusumano P, et al. Nat Neurosci 2009 ; 11 octobre |
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Déficits mitochondriaux dans les pseudo-obstructions intestinales chroniques |
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Les pseudo-obstructions intestinales chroniques (POIC) sont des maladies rares et sévères, responsables d’une insuffisance intestinale chronique d’origine motrice, se traduisant par une occlusion intestinale chronique. Leur cause est souvent inconnue. Un déficit énergétique mitochondrial a été proposé dans de très rares cas de POIC. La collaboration entre l’équipe de Bernard Messing (Hôpital Beaujon, Clichy) et celle d’Anne Lombès (unité Inserm 975, dirigée par Bernard Zalc, Paris) a démontré une fréquence élevée, auparavant ignorée, de déficits mitochondriaux dans les POIC. Par un dépistage simple, lactate sanguin, histologie musculaire et/ou imagerie cérébrale, un déficit mitochondrial a été montré chez 15 patients au sein d’une cohorte de 80 patients. Sa cause génétique a été identifiée chez 12 patients avec mutations de TYMP (n=5), POLG (n=5), ou MT-TL1 (n=2). Les patients avec déficit mitochondrial se distinguaient par la sévérité de leur maladie digestive et par la présence de symptômes extradigestifs. La démonstration de cette fréquence élevée devrait permettre un diagnostic plus précoce du déficit mitochondrial et proposer un traitement spécifique, notamment pour les anomalies de TYMP.
Amiot A, et al.Gastroenterology 2009 ; 137 : 101-9 |
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