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A(H1N1) : journal de la pandémie |
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Fin avril 2009, un nouveau virus de la grippe émerge au Mexique : le A(H1N1). En quelques semaines, il se répand à l’échelon planétaire. Pourquoi ? En quoi est-il différent des virus responsables des épidémies saisonnières ? Pourquoi une telle mobilisation internationale face à une menace qui n’a pas (encore ?) fait la preuve de sa gravité ?
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Régime méditerranéen, déclin cognitif et risque de démence |
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Le régime méditerranéen est caractérisé par une forte consommation de fruits, légumes, légumineuses, céréales, poisson et huile d’olive, une consommation modérée de vin et une faible consommation de viande et de produits laitiers. Son efficacité à prévenir les maladies cardiovasculaires et chroniques a été largement démontrée, tandis que son impact sur les maladies neurodégénératives liées à l’âge n’a été que peu exploré. Catherine Féart (équipe « Epidémiologie de la nutrition et des comportements alimentaires », dirigée par Pascale Barberger-Gateau, unité Inserm 897, Bordeaux) a étudié l’impact de ce type d’alimentation sur l’évolution des performances cognitives de sujets âgés vivant à Bordeaux, inclus dans la cohorte des Trois-Cités et suivis pendant 5 ans. Les sujets qui adhèrent fortement au régime méditerranéen présentent un moindre déclin cognitif global. Ce régime est également associé à un moindre déclin de mémoire épisodique chez les sujets qui ne développeront pas une démence au cours du suivi. Néanmoins, il n’est pas associé à un moindre risque de survenue d’une démence durant les 5 années du suivi. L’ensemble de ce travail confirme que le régime méditerranéen, ainsi que les habitudes de vie relativement saines qui y sont associées, pourraient avoir des effets protecteurs non seulement sur les maladies cardiovasculaires, mais aussi sur le cerveau. Féart C, et al. JAMA 2009 ; 302 : 638-48 |
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Etomidate ou kétamine pour l’intubation des patients en détresse? |
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L’étude Ketased, ayant pour objectif d’établir un lien de causalité entre l’utilisation de l’étomidate et la survenue d’une morbi-mortalité plus importante chez les patients en réanimation (le comparateur étant la kétamine), vient de livrer ses résultats. De fait, l’inhibition de l’axe cortico-surrénalien par l’étomidate est soupçonnée de provoquer une surmorbidité. Menée par Patricia Jabre (unité Inserm 970, PARCC, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, Service d’anesthésie et de réanimation, SAMU 94, hôpital Henri-Mondor, Créteil) et dirigée par Frédéric Adnet (EA 3409, université Paris 13, Hôpital Avicenne, SAMU 93, Bobigny), cette étude multicentrique, réalisée auprès de 469 patients, a utilisé un score de morbidité évaluant les cinq fonctions physiologiques juste après la sédation, puis 28 jours après. Les résultats ne montrent pas de différence significative entre les deux groupes pour l’ensemble des paramètres morbides, et la mortalité à 28 jours ne diffère pas significativement. Cependant, une morbidité plus importante a été notée chez les patients septiques ayant reçu de l’étomidate. Cette étude ne permet donc pas de contre-indiquer l’étomidate lors de l’intubation des patients en détresse, mais montre que la kétamine est une alternative fiable, notamment chez les patients septiques. Jabre P, et al. The Lancet 2009 ; 374 : 293-300 |
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Exposition aux pesticides et lymphome : une première preuve biologique chez les agriculteurs ? |
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Les lymphomes non hodgkiniens (LNH) sont des cancers du système immunitaire qui touchent principalement l’adulte. En dépit du succès indéniable obtenu récemment dans le traitement de ces cancers, notamment grâce au développement de l’immunothérapie, leur incidence n’a cessé de croître en Europe et dans les pays industrialisés depuis plus de 30 ans, et est en progression plus rapide que celle de la plupart des autres cancers. Avec plus de 10 000 nouveaux cas par an en France, les LNH représentent à ce jour la 5e cause de cancer. Une équipe dirigée par Bertrand Nadel (unité Inserm 631, Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy), en collaboration avec une équipe d'épidémiologistes du Groupe régional d'études sur le cancer de Caen, vient de montrer que des agriculteurs exposés à des pesticides présentent un taux particulièrement élevé de cellules sanguines portant une translocation t(18;14), signature du lymphome folliculaire. Ces résultats sont essentiels à deux niveaux : pour identifier des marqueurs biologiques permettant le dépistage et le suivi de populations considérées aujourd’hui comme «à risque», et pour le développement de traitements plus précoces de ces lymphomes.
Agopian J, et al. J Exp Med, published online June 8, 2009
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