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En conclusion du 4e Conseil stratégique des industries de santé |
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Le 26 octobre dernier, le 4e Conseil stratégique des industries de santé s’est tenu au Palais de l’Elysée, en présence des ministres, de représentants de grands groupes industriels français et étrangers et de dirigeants d’organismes de recherche. A cette occasion, le Président de la république a exprimé sa volonté de maintenir la France parmi les toutes premières nations en termes de recherche en sciences de la vie et de la santé. Extraits… |
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Des matériaux à réponse chimique « induite » par stress mécanique |
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La fibronectine, de même que certaines molécules impliquées dans la mécanotransduction, possède la propriété de découvrir des sites de reconnaissance sous l’effet d’un stress mécanique. Ces sites cryptiques, enfouis au cœur de la structure protéique dans la forme native, sont ainsi exposés après étirement et capables d’activer différentes voies de signalisation. Une équipe dirigée par Jean-Claude Voegel (unité mixte de recherche 977 Inserm/Université de Strasbourg), en collaboration avec l’Institut Charles-Sadron de Strasbourg (UPR 22 CNRS), a récemment développé des matériaux actifs présentant de fortes similitudes avec les sites cryptiques. Constitués par un assemblage de multicouches de polyélectrolytes chargées d’enzymes, recouvert par un deuxième assemblage jouant le rôle de barrière, ces matériaux sont sensibles au stress mécanique. L’activité enzymatique est induite/arrêtée par simple traction/relâchement de l’édifice. La réaction résulte de l’exposition des enzymes au niveau de la barrière, comme dans le processus de mécanotransduction. Ce nouveau type de matériau, inspiré de surfaces biologiques, pourrait trouver des applications en et dans le développement de biopatchs, notamment.
Mertz D, et al. Nature Mat 2009 ; 8 : 731-5
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Orthèse de repos pour l’arthrose de la base du pouce : un essai randomisé contrôlé |
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Le port d’une orthèse dans l’arthrose de la base du pouce est recommandé, malgré l’absence de preuve d’efficacité. C’est sur cette question que s’est penchée une équipe emmenée par Serge Poiraudeau (Inserm, AP-HP, IFR 25, Paris), en lançant un essai randomisé contrôlé auprès de 112 patients (101 femmes) souffrant de rhizarthrose. Le critère principal d’efficacité était la diminution de la douleur à 1 mois sur une échelle visuelle analogique (EVA, étendue 0-100). Les critères secondaires étaient l’incapacité fonctionnelle à 1 et 12 mois et la douleur à 12 mois. À 1 mois, aucune différence n’était observée entre le groupe intervention (pose d’une orthèse thermomoulée) et le groupe contrôle pour la douleur (différences moyennes ajustées -10,1 et -10,7, différence intergroupe 0,6 [IC 95 % -7,9 à 9,1], p=0,89) ou l’incapacité fonctionnelle. À 12 mois, l’amélioration était plus marquée dans le groupe intervention pour la douleur (différences moyennes ajustées –22,2 et –7,9, différence intergroupe –14,3 [IC 95 % -23,4 à 5,2], p=0,002) et la fonction. À 12 mois, 86 % des patients avaient porté l’attelle au moins 5 nuits par semaine et aucun effet indésirable n’était rapporté. Si le port d’une attelle pour rhizarthrose n’a pas d’effet positif à 1 mois, il entraîne en revanche une amélioration de la douleur et de l’incapacité fonctionnelle à 12 mois.
Rannou F, et al. Ann Intern Med 2009 ; 150 : 661-9
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A première vue, vous vous dites : « Facile, c’est un groin ! ». Eh bien non, ce n’est pas animal, mais minéral. « Un squelette d’éponge de mer alors ? ». Non plus ! Il s’agit en réalité de cristaux de phosphate de calcium, un tout petit morceau d’os, qui se développent à la surface d’un biomatériau.
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