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Des matériaux à réponse chimique « induite » par stress mécanique |
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La fibronectine, de même que certaines molécules impliquées dans la mécanotransduction, possède la propriété de découvrir des sites de reconnaissance sous l’effet d’un stress mécanique. Ces sites cryptiques, enfouis au cœur de la structure protéique dans la forme native, sont ainsi exposés après étirement et capables d’activer différentes voies de signalisation. Une équipe dirigée par Jean-Claude Voegel (unité mixte de recherche 977 Inserm/Université de Strasbourg), en collaboration avec l’Institut Charles-Sadron de Strasbourg (UPR 22 CNRS), a récemment développé des matériaux actifs présentant de fortes similitudes avec les sites cryptiques. Constitués par un assemblage de multicouches de polyélectrolytes chargées d’enzymes, recouvert par un deuxième assemblage jouant le rôle de barrière, ces matériaux sont sensibles au stress mécanique. L’activité enzymatique est induite/arrêtée par simple traction/relâchement de l’édifice. La réaction résulte de l’exposition des enzymes au niveau de la barrière, comme dans le processus de mécanotransduction. Ce nouveau type de matériau, inspiré de surfaces biologiques, pourrait trouver des applications en et dans le développement de biopatchs, notamment.
Mertz D, et al. Nature Mat 2009 ; 8 : 731-5
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A première vue, vous vous dites : « Facile, c’est un groin ! ». Eh bien non, ce n’est pas animal, mais minéral. « Un squelette d’éponge de mer alors ? ». Non plus ! Il s’agit en réalité de cristaux de phosphate de calcium, un tout petit morceau d’os, qui se développent à la surface d’un biomatériau.
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