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Chirurgie
Orthèse de repos pour l’arthrose de la base du pouce : un essai randomisé contrôlé PDF Imprimer Envoyer

Le port d’une orthèse dans l’arthrose de la base du pouce est recommandé, malgré l’absence de preuve d’efficacité. C’est sur cette question que s’est penchée une équipe emmenée par Serge Poiraudeau (Inserm, AP-HP, IFR 25, Paris), en lançant un essai randomisé contrôlé auprès de 112 patients (101 femmes) souffrant de rhizarthrose. Le critère principal d’efficacité était la diminution de la douleur à 1 mois sur une échelle visuelle analogique (EVA, étendue 0-100). Les critères secondaires étaient l’incapacité fonctionnelle à 1 et 12 mois et la douleur à 12 mois. À 1 mois, aucune différence n’était observée entre le groupe intervention (pose d’une orthèse thermomoulée) et le groupe contrôle pour la douleur (différences moyennes ajustées -10,1 et -10,7, différence intergroupe 0,6 [IC 95 % -7,9 à 9,1], p=0,89) ou l’incapacité fonctionnelle. À 12 mois, l’amélioration était plus marquée dans le groupe intervention pour la douleur (différences moyennes ajustées –22,2 et –7,9, différence intergroupe –14,3 [IC 95 % -23,4 à 5,2], p=0,002) et la fonction. À 12 mois, 86 % des patients avaient porté l’attelle au moins 5 nuits par semaine et aucun effet indésirable n’était rapporté. Si le port d’une attelle pour rhizarthrose n’a pas d’effet positif à 1 mois, il entraîne en revanche une amélioration de la douleur et de l’incapacité fonctionnelle à 12 mois.

Rannou F, et al. Ann Intern Med 2009 ; 150 : 661-9

 
Bilan positif après une opération de transplantation faciale PDF Imprimer Envoyer

Le rapport bénéfice/risque d’une allogreffe de visage est encore très débattu dans la communauté médicale et scientifique. En 2007, une équipe pluridisciplinaire de médecins et chercheurs (unité Inserm 841, CHU Henri-Mondor et université Paris 12, Créteil), conduite par Laurent Lantieri, a opéré une reconstruction faciale partielle, après résection d’un neurofibrome massif, chez un jeune homme atteint de neurofibromatose de type 1. Un an après, le bilan fonctionnel est très bon, avec notamment une récupération sensorielle et motrice de la zone transplantée, et une diminution du traitement immunosuppresseur rendue possible par une stabilisation des phénomènes de rejet. Par ailleurs, le patient présente un état psychologique excellent, et a pu se réintégrer socialement. Ces résultats confirment que, au moins dans certains cas rares et scrupuleusement sélectionnés, la reconstruction faciale est faisable, et présente un rapport bénéfice/risque positif. Courant mars 2009, le Professeur Lantieri et son équipe ont pratiqué une opération de reconstruction chez un patient défiguré au cours d’un accident de chasse. Il s’agit là de la 3e opération de ce type en France, et de la 5e au monde.


Lantieri L, et al. The Lancet 2008, 372 : 639-45