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Une méthode non radioactive pour visualiser la synthèse protéique |
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La puromycine est un antibiotique produit par Streptomyces alboniger, qui se fixe à l’extrémité carboxyterminale des chaînes protéiques en cours de synthèse et provoque ainsi, à haute dose, de nombreux arrêts prématurés de traduction, menant à la mort cellulaire. Toutefois, à faible dose, l’incorporation de la puromycine de manière covalente permet de quantifier et d’identifier les protéines nouvellement synthétisées en fournissant un épitope universel détectable par des anticorps. Une équipe dirigée par Pierre Philippe (unité Inserm 631, CIML, Marseille) a isolé des anticorps monoclonaux permettant de mesurer la synthèse protéique dans différents systèmes cellulaires, en utilisant la puromycine comme traceur dans des expériences de microscopie confocale, de biochimie et de FACS (Fluorescence-activated cell sorting). Cette nouvelle technologie, appelée SUnSET (Surface sensing of translation), remplace avantageusement l’utilisation d’acides aminés radioactifs et permet de mesurer l’intensité de la synthèse protéique aussi bien dans une cellule isolée que dans des populations cellulaires hétérogènes en culture ou dans un tissu. La souplesse de cette technique permet aussi de visualiser, à l’échelle subcellulaire, les points chauds de traduction, et d’isoler les protéines nouvellement synthétisées.
Schmidt EK, et al. Nat Met 2009 ; 6 : 275-7 |
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Un essai clinique très encourageant pour les patients atteints de TOC |
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L’identification de dysfonctionnements de circuits cérébraux profonds dans le trouble obsessionnel compulsif (TOC), qui touche 2 % de la population, a conduit à proposer aux patients les plus atteints des traitements chirurgicaux utilisant une technique de modulation cérébrale implantée. Cependant, au regard de récentes avancées portant sur l’organisation fonctionnelle des ganglions de la base, l’équipe Avenir de Luc Mallet (unité Inserm 679, Paris) a élaboré un protocole, multicentrique et contrôlé, évaluant l'efficacité de la stimulation à haute fréquence du noyau sous-thalamique chez 16 patients souffrant d’un TOC réfractaire au traitement. Au terme de 3 mois de stimulation active, 70 % des patients ont montré une réponse au traitement (plus de 25 % de diminution des symptômes), 60 % atteignant un fonctionnement global satisfaisant, ne ressentant plus de leur maladie qu’une gêne modérée. Seuls 12 % des patients ont atteint ce niveau avec une stimulation placebo. La stimulation du noyau sous-thalamique représente donc un espoir thérapeutique majeur chez ces patients à fort handicap, et constitue une avancée significative dans la compréhension de la physiopathologie des TOC.
Mallet L, et al. N Engl J Med 2008, 359 : 2121-34 |
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Une région génomique hautement instable mise en évidence grâce aux cellules souches |
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L’apparition d’un cancer est un processus dû à une accumulation de mutations de gènes impliqués dans la régulation de la prolifération cellulaire. Ces altérations induisent une transformation progressive de la cellule normale en cellule maligne. Les cellules souches embryonnaires humaines sont capables de se multiplier pratiquement sans limite. Un contrôle régulier de l’intégrité de leur génome, par caryotypage moléculaire et hybridation in situ, a permis à l’équipe d’Anselme Perrier (unité Inserm 861, Évry) d’identifier une région du génome hautement instable, localisée sur le chromosome 20, fragment 20q11.21. Une copie surnuméraire de ce fragment apparaît également de façon récurrente au cours de plusieurs types de cancer (sein, vessie, poumon, foie, col de l’utérus, mélanomes). Son instabilité génétique semble constituer un événement important dans la progression tumorale in vivo et, in vitro, dans les cellules souches embryonnaires humaines. Celles-ci représentent ainsi un outil précieux pour mieux comprendre certains des événements précoces de la progression tumorale, d’autant que le rôle de la région 20q11.21 peut être étudié dans un contexte exempt d’autres anomalies génétiques.
Lefort N, et al. Nat Biotechnol 2008, 26 : 1364-6 |
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